08.02.2012

Un week end à Kemenez (suite)

La météo est au rendez-vous ce week-end de la mi-mai. Partis de bon matin nous arrivons en début d'après-midi au port du Conquet

Traversée sans histoire jusqu'à Molène où nous avons  le temps, l'espace de 2 heures, de faire le tour de l'île. Nous sommes impatients de mettre pied sur l'Ile voisine de Kemenez où nous attendent Soisig, David et Chloé, de découvrir le quotidien de cette aventure un peu folle : redonner vie à cette île de près de 20  hectares. Recrutés par le consevatoire du littoral, cela fait plusieurs années qu'ils travaillent d'arrache-pied pour tenir un gîte (très  fréquenté à la belle saison), cultiver des pommes de terre de grande qualité, réparer ici et là bâtisses et autres dépendances, sans oublier se soigner les moutons et toute la basse-cour (canards, poules, oies et pintades), de ramasser les algues et... de s'occuper de leur petite Chloé, si charmante. Ils ne sont pas originaires de la Bretagne, mais leur mérite est grand. Nous sommes très admiratifs de leur courage, ténacité et gentillesse aussi.

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Au départ du Conquet

 

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Déjà Molène derrière nous

 

Soisig est une blogeuse de longue date et la notoriété de son blog contribue aussi à la renommée de leur île. Les médias viennent régulièrement pour conter leurs aventures et les qualificatifs, un peu clichés parfois, ne manquent pas pour les présenter : "Robinsons des temps modernes, naufragés volontaires..."

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Le véhicule électrique nous attend ou plutôt nos bagages

 

La voilà enfin cette île rêvée

 

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On ne s'arrête jamais à Kemenez, ni de travailler, ni de penser, car il faut tout prévoir à l'avance, organiser et souvent tout revoir à cause de la météo.Il n'est pas question d'oublier ses courses au Conquet ! Vivre en milieu fermé, c'est aussi s'imposer des règles et des limites, d'autant que les visiteurs sont nombreux et bien recevoir, ici, n'est pas un vain mot.

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Une habitante vient faire sa curieuse.

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Les champs des pommes de terre à Kemenez et en arrière plan les haitations et dépendances.

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Vue de l'intérieur de la maison

 

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La maison de Soisig et David, mais préservons leur intimité

 

Les animaux sont nombreux sur l'île, mais elle demeure interdite aux chiens (protection des oiseaux oblige)

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Concert à la basse cour

 

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Le mouton d'Ouessant

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Monsieur Coq et Madame Poule

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Le quator de Ma mère l'oie (Ravel approuve !!!)

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formes ondulantes des Galliformes

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A table !, mais avant il ya avait du boulot...

 

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David au fourneau, pour les pommes poêlées

 

 

 

07.02.2012

LES BAIES ROSES

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Suite à un récent voyage à Madagascar, où j'ai eu la possibilité de visiter des producteurs de baies roses, je souhaite vous présenter en détails cette épice assez utilisée, mais encore mal connue. Les informations qui sont souvent données restent incomplètes , voir inexactes.

Je préfère d'ailleur le terme baie rose que celui de poivre rose, car la plante n'appartient pas au genre Piper de la famille des piperaceae. Plusieurs noms vernaculaires sont donnés : baie rose de Bourbon, poivre de Bourbon, poivre de la Réunion, café de Chine, Encens, faux poivre, poivre du Brésil, poivre d'Amérique, poivre marron, poivre rosé, poivre rouge, sorbier...

Originaires d'Amérique du sud, les baies roses sont aujourd'hui principalement récoltées à Madagascar, au Brésil, en Amérique du sud et Nouvelle-Calédonie.

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Un des premiers arbres à Sakay plantés par les réunionnais

 

Il existe deux variétés de baies roses, souvent confondues : le schinus molle et le schinus terebinthifolius.
Le premier a été classifié par le botaniste suédois Linné en 1753 et le second par le botaniste italien Raddi en 1820 après sa découverte lors d'un voyage au Brésil. Leur origine est l'Amérique du sud, mais le molle provient du Pérou (d'où son nom également de poivre du Pérou on fabrique encore aujourd'hui au Pérou une bière à partir du schinus molle) et le terebinthifolius du sud-est du Brésil, de l'Argentine et du Paraguay. Ils appartiennent à la famille des Anacardiceae (comme la mangue et le sumac). Sans rentrer dans des considérations trop précises de botanique, il est assez aisé de distinguer les deux arbres. Par leur taille d'abord : le molle est beaucoup plus grand (jusqu'à 15 m), alors que le second a une taille moyenne de 5 à 10 m (cette taille plus accessible pour le cueilleur explique sans doute, outre les considérations organoleptiques et agronomiques, sa plus grande culture). Un deuxième critère permet de les différencier : les feuilles qui sont bien différentes, plus longues et fines pour l'un et lancéolées à elliptiques pour l'autre.

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La cueillette en avril

A Madagascar les baies roses sont récoltées principalement à partir du schinus terebinthifolius, même si j'ai pû parfois rencontrer en chemin des spécimens de l'autre variété. Cette variété comprend elle-même deux sous-variétés : la variété acutifolius avec des feuilles de 22 cm aux fruits roses et la variété terebentifolius terebentifolius avec une feuille plus petite de 17 cm et des fruits plus rouges.

L'histoire de l'implantation de cette culture sur la grande île est particulièrement intéressante et remonte à l'implantation de réunionnais sur les hauts plateaux à l'ouest de Tananarive dans la région de la rivière Sakay. J'ai pu découvrir les plantations remontant à la fin des années 40 et 50. Sur la place du village, un arbre qui serait le premier à avoir été planté et qui serait à l'origine de toutes les boutures éffectuées pour les plantations.

Ce qui m'a fortement impréssionné c'est le long travail de minutie pour arriver à une quallité optimale, des baies d'une belle couleur uniforme, de belle taille et un péricarpe pas abîmé. Je préfère la production des hauts plateaux, car sur la région côtière de l'est, les fortes et fréquentes pluies alterent souvent les baies.

J'ai eu l'occasion de visiter plusieurs plantations, de deux types: les unes , dîtes spontanées, où les arbres poussent sans trop de soins et les autres, plus "travaillées" qui ressemblent à nos vergers.

Sur les Hauts plateaux, d'avril à juillet, c'est la pleine saison. Les baies roses sont cueillies en petites grapilles. Elles sont ensuites séchées à l'ombre quelques jours sur des nattes. Puis, commence le tri. J'ai pu me rendre compte, que ce tri, engendre un maximum de perte pour arriver à une qualité commerciale acceptable. Le tri final est réalisé à la pince à épiler. Les paysans semblent surpris de l'engoûment de nos pays occidentaux pour cette épice qu'eux n'utilisent pas ou peu.

Voici quelques informations sur la culture recueillies sur le site du Centre technique agricole de Tamatave.

L'arbre à baies roses préfère les terres légères qu'elles soient ferralitiques des hauts plateaux, sablo-limoneuses de la côte est,  ou alluvionaires 'autres régions malgaches. La plantation nécessite l'aménagement d'impluvium pour retenir les éléments fertilisants. La baie rose est principalement multipliée par bouture mais  parfois aussi par graines.
Le rendement par pieds varie de 500 g à 2 Kg (entre 200 et 800 kg/ha avec une densité de 400 pieds à l'hectare). Le pic de rendement est atteint après cinq années de plantation si la parcelle est bien entretenue (taillage, désherbage, apport de ferlisant au moins 1 fois par an).

En cuisine, il me semble que la baie rose mérite beaucoup mieux que sa présence décorative pour égayer les mets. Ce n'est d'ailleurs qu'avec la mode de la cuisine dîte nouvelle qu'elle a pris une place de plus importante dans la palette des épices. Sa saveur spécifique, un peu anisée, apporte frâicheur et un piquant subtil qui lui a donné aussi le nom de poivre rose. J'aime bien , l'associer dans les mélanges. C'est un des ingrédients de notre mélange APICIUS. Elle est agréable dans les marinades de poisson. L'associer avec des fruits doux comme les poires est judicieux.

18.06.2011

AR RO MAD, un succès qui ne se dément pas

 

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RELISH :

Créé en 2007, l'Ar ro mad, est venu d'un souvenir savoureux d'un séjour dans le nord des USA, où l'on confectionne pour le garde-manger, le relish. Le relish est cuisiné à partir d'une ou plusieurs variétés de légumes coupés plus ou moins finement qui, généralement, donnent après cuisson une consistance moins veloutée qu'un ketchup. Son goût doit être sucré ou épicé, doux ou piquant mais est toujours d'une saveur marquée qui complète le plat principal avec lequel il est servi.

J'ai voulu, bien entendu, faire un relish bien de chez nous, avec les légumes les plus représentatifs de l'Armor.
C'est pourquoi Ar ro mad contient de l'oignon de Roscoff, de la carotte de sable, du chou-fleur et de l'artichaut. La recette est assez longue, du fait de la préparation des légumes. La cuisson à l'huile d'olive (pour des raisons diététiques) est menée légume après légume, pour respecter leur texture. Les autres ingrédients (épices, sucre de canne bio et vinaigre balsamique...)sont ajoutés après évaporation de l'eau de végétation.

 

POURQUOI CE NOM ? : C'est un jeu de mot, un de plus, après Keramel. Littéralement Ar ro mad, signifie en breton, le goût du bon et phonétiquement ressemble presque à aromate, il ne fallait pas aller chercher plus loin! Le sous-titre, confit de légumes, à la bretonne, n'est là que pour éclairer plus explicitement le consommateur .

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La cuisson de l'Ar ro mad

 

UN PRIX POUR L'AR RO MAD :

En septembre 2007, nous avons présenté cette nouveauté aux Trophées de la gastronomie bretonne à Quiberon. Il a obtenu le prix dans la catégorie Nouveauté bretonne à découvrir. Et ce fut le début d'un succès commercial jamais démenti.

COMMENT LE DÉGUSTER :

Tout simplement sur des petits croûtons , à l'apéritif. Un apéro improvisé, Ar ro mad est à vos côtés !
Autre idée : c'est devenu presque un rituel à la maison le vendredi midi, des oeufs brouillés avec Ar ro mad. En fin de préparation,  on en ajoute 2 cuillérées à soupe et le tour est joué (cela a entre autre l'avantage d'arrêter net la cuisson, la brouillade restera ainsi moelleuse à souhait).
Nous adorons l'Ar ro mad avec des tagliatelles  et un petit filet d'huile d'olive.
Tiédi, ce produit accompagne à merveille les viandes blanches, les poissons et les coquilles St-Jacques.

Ar ro mad, à peine 4 ans, et déjà un classique de l'Atelier des saveurs de Lorren et Jean-Marie.

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17.06.2011

Avec RALPH, tous les chemins mènent en BRETAGNE

A Paris, une adresse incontournable pour trouver ou découvrir les bons produits de notre région bretonne :

Chemins de Bretagne au 15 de la  rue de Prague, dans le XIIème

Ralph Gallo a ouvert en 2007, ce très joli magasin où il propose une sélection fouillée et judicieuse des saveurs de Bretagne. Mais cette belle aventure a déjà commencé en 2005 à Biarritz. Mais l'opportunité de monter à Paris était trop belle. Le concept étant déjà bien rôdé, cette nouvelle adresse a permis une rapide et méritée notoriété.

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Ralph, c'est d'abord un grand connaisseur de notre terroir. Ne ménageant pas sa peine pour rencontrer les producteurs, bien comprendre leur activité et aussi vérifier la sincérité de leur démarche. Il nous a fait découvrir la pomme de terre de Kemenez, les pâtes de David le Ruyet (bientôt un billet lui sera consacré) et bien d'autres délices du pays ... Ainsi, les bretons de Paris et les amoureux de l'Armor et de l'Argoat ont leur adresse dans la capitale. Mais le cercle de la clientèle s'est vite élargi, suite à de nombreux articles et visites de journalistes chroniqueurs. Même au Japon désormais, Chemins de Bretagne, a ses aficionados.

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Au fil des années, Ralph nous a fait confiance. Nous avons appris à nous apprécier mutuellement. Ses qualités humaines sont pour beaucoup dans la relation étroite qu'il a pû développer avec les artisans des quatre départements. Il est toujours en recherche et à l'écoute. Durant ses vacances, il revient nous voir pour parler de nos dernières créations. Cette année, il a craqué (et apparemment ses clients aussi) sur notre TCHOKOLA, une crème à tartiner au chocolat grand cru de Tanzanie.

Si vous passez dans le quartier, n'hésitez pas, à coup sûr, il vous parlera comme nul autre du pays !

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le vieux meuble avec nos produits

 

Chemins de Bretagne
www.chemins-de-bretagne.com
15 Rue de Prague
75012 PARIS
01 43 07 61 32
06 62 76 26 46